Vision De La Montagne


espritsPerché sur un sommet de la Cime des Esprits, Mime Bergung méditait, assis en tailleur dans la neige. Autour de lui, des louveteaux dormaient paisiblement. Leurs corps serrés contre ses jambes formaient la plus chaude des couvertures. Chacun participait au bien être de tous. Autour d’eux, les louves étaient assises de ci de là, le museau haut, humant les courants remontant des contreforts. Plus loin, les mâles effectuaient leur ronde inlassable, à l’affut d’un quelconque danger menaçant la meute. Les yeux fixés vers les brumes, Mime observait le monde s’agiter à ses pieds. Que la société Humaine est étrange, capable à la fois d’une telle abnégation dont résulte les plus grands actes héroïques, et d’une telle colère provoquant des blessures profondes. Le Norn n’était pas très au fait de ces comportements, mais son rapprochement  récent avec la Grande Armée lui avait fait prendre conscience de cela. Il avait vu un chef se donner corps et âme pour ses convictions, tout sacrifier pour la mise en œuvre de son projet. Donnant parfois libre court à ses passions et commettre des erreurs lorsqu’il se laissait emporter par elles. Il avait vu des conflits apparaître au sein des officiers et des vétérans, sans doute causés par le stress des combats ou emporté par la fatigue et la pression. Le verbe montait, et sur un quiproquo les esprits s’échauffaient.

La Montagne avait aussi vu naitre un réel engouement auprès de la population. Les combattants de tout bord, jeunes ou moins jeunes, se ralliaient à la cause et tenaient à apporter leur pierre à l’édifice. Chaque recrue arrivait avec milles idées et milles solutions afin de former une Armée soudée et efficace. Que l’imagination de l’Homme est fertile, et pourtant si dangereuse. L’Armée progressait et devenait de plus en plus aboutie. Mais les attentes de chacun s’attisaient et les moins sages s’impatientaient. La structure militaire Humaine  a ses avantages et ses defaults. Même si la portée interraciale de l’Armée affiche une volonté d’égalité de chacun, la structure hiérarchique forte est par nature cloisonnée. Si ici tout est mis en œuvre pour que  chacun puisse façonner son œuvre dans un objectif commun, il semble être dans la nature Humaine de céder à la facilité.

Ainsi lorsqu’on lui désigne un chef, l’Humain projete alors toutes ses attentes en lui. Le coté vicieux de ce principe provoque immanquablement une frustration du subordonné dont le supérieur ne parvient pas à combler les aspirations. La rancœur est si simple, et le reproche si prompt chez ces faibles Hommes. Il serait pourtant tellement plus constructif que le soldat, peut importe son rang, prenne conscience de ses souhaits et, plutôt que d’en attendre la résolution par ses dirigeants, les mettes lui même en œuvre pour sa satisfaction et celle de son Clan.

Ce dernier mot, qui vint à Mime si naturellement, était surement la clef du problème. Les Norns pensent ainsi : Si tu désires que quelque chose bouge, alors pousse le toi même. Le peuple des montagnes est soudé. Les conditions de vies rudes ont développé une conscience de groupe. Mais un Clan est une famille et les relations sont moins hiérarchiques que fraternelles. Ainsi, chacun agit par lui même, et cela profite au groupe entier.

Mime cessa un instant ses relaxions et pris une lente et profonde inspiration. La froidure des Cimes s’engouffra dans ses poumons et calma son esprit.

La Grande Armée grandissait. Certes elle était encore en évolution, mais il faudrait inéluctablement compter sur elle parmi les forces majeures de Tyrie. Ses soldats sont fier et volontaires, son idéal et noble et sa puissance sera incontournable !!

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