Le Promontoire divin


Mon voyage à travers les méandres prenait fin. J’arrivais enfin dans ces contrés vastes et magnifiques de Tyrie. Cependant, la joie d’un nouveau paysage à explorer fut vite remplacée par la stupeur. Je me retrouvai en effet dans un monde dévasté. Une guerre effroyable avait balayé le pays. Les royaumes étaient tombés, les villes en ruines, les champs en flammes. J’appris que le peuple des hommes s’était réfugié en Kryte. Le promontoire divin était la seule cité encore debout. Cette forteresse se dressait fière, dernier rempart de la civilisation humaine au milieu du chaos environnant. Je me rendais immédiatement dans cette ville et décidai de rester en ces lieux pour tirer au clair ce qui avait causé un tel chamboulement.

Au cours de mon voyage, je me familiarisai avec les conditions de ce méandre. La nature regorgeai de mana. Des flux d’énergie élémentaire parcouraient tout le pays. Je m’aperçus que mon jeu de tarot magique résonnait avec ces courants. Je profitai alors du trajet pour apprivoiser ces forces. Ainsi chaque couleur semblait canaliser un élément particulier. Les bâtons brûlaient du mana du feu, les coupes étaient empiles du mana de l’eau, les épées canalisaient le mana de l’air et les deniers concentraient le mana de la terre. Je décidai donc d’exploiter ces capacités et de prendre les traits d’un élémemtaliste.

Le Promontoir divin

Arrivé à destination, je restais pantois devant le rempart haut de plus de 200 mètres ceinturant la ville aux dimensions titanesques. Je pénétrai l’enceinte et commençai ma visite. Au détour d’une échoppe, je rencontre Pétra une jeune fille qui vivait dans les quartiers commerçants. Me voyant admiratif et un peu perdu dans cette multitude de rues et ruelles, elle s’improvisa mon guide. André, le père de Pétra tenait une petite auberge. La jeune fille insista pour que je m’installe chez eux. André, un peu méfiant au premier abord, vit la chose d’un bon œil quand je proposai d’aider à l’auberge. Les jours se succédèrent ainsi. Lorsque nous avions finit à l’auberge, Pétra m’entrainai dans la ville, me faisait découvrir de nouvelles merveilles à chaque promenades. En marchant Pétra me racontai les mythes et légendes de son pays, elle courait et riait sans fin, ravie de l’excuse que je lui fournissais pour sortir de son quartier et redécouvrir avec moi la richesse du Promontoire. Après le service du soir, André me racontai sa jeunesse, m’expliquai les rouages de la ville et m’exposai ses inquiétudes quand à l’avenir du pays. Les semaines passèrent ainsi paisiblement.

[auteur: Talin]
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